A son arrivée, le public est invité à penser et
rêver la condition d’artiste à travers deux expositions photographiques.
Le projet construit par Pedro Negreiros au
cours de cinq années vécus auprès de familles circassiennes portugaises en a
étonné plus d’un. Un important travail sur la lumière révèle un œil à le fois
sociologique et plein de tendresse.
Marie Guérin, clichoise, a présenté des séries prises sur
le vif de spectacles hip-hop. Sa vision des personnes-personnages, pures énergies
en mouvement, résonne avec ce qui va se passer sur scène.
© Marie Guérin
Chacun gagne sa place dans un halo de lumière
bleue, un léger son de basse plane dans l’air et créé le silence…
Bruno, en plus d’être le graphiste attitré d’Eufro,
a réunit Graziella à la clarinette et Charlotte au piano pour une version
teintée blues de l’Hymne à la Joie. Un moment de pure magie ouvre
la soirée.
©
Christophe Perrucon - Hymne à la Joie (Charlotte, Graziella, Bruno)
Les dernières notes de musique évaporées, un
étrange personnage apparaît sur l’écran installé au fond de la scène, ambiance
en noir et blanc.
Spécialement
conçue pour l’occasion, cette vidéo nous entraîne dans l’univers théâtral d’un
personnage qui défie l’impossible. A partir d’une grande plaque de verre
brisée, il construit sous nos yeux la
reine du jour : l’Union Européenne. Elle prend vite son envol et nous
laisse le souffle coupé, tout à la réflexion de
son
avenir…


© Marie Guérin
Extrait du film "Europe"
L’auteur de
la vidéo “Europe”, Hermann
Rauschmayer, est un jeune artiste multimédia talentueux qui vit et étudie à
Sankt Pölten. Après avoir gagné en 2006 le prix “Youngster of Arts”, il a créé sa société, “OpenBlend”.

Puis les maîtres de
cérémonie Nico K, slameur, et Claude, comédien, entrent en piste et prennent
les rênes de la soirée.
Après une
brève interview d’Hermann, ils présentent le microtrottoir qu’il a réalisé avec
des membres d’Eufro. Une façon de prendre la température de l’Union Européenne
au contact des habitants de Sankt-Pölten.

©
Stéphane Michaux – Nico K
C’est
alors que montent sur scène les élus pour quelques paroles à la gloire de
l’Union Européenne, de la jeunesse, du spectacle et… d’Eufro bien sur !
©
Stéphane Michaux – Serge Setterahmane, Humberto Antunes,
Gilles Catoire.
Mais que
s’est-il passé pour que quelques instants plus tard la salle s’embrase toute
entière ? Réponse : deux danseuses
orientales.

Petra Pinto vient du Portugal, tour à tour endiablée, timide
et envoûtante ; Ambre est clichoise,
provocante, altière et étincelante. Deux styles différents mais le même talent
pour opérer la fusion entre tradition et modernité, entre scène et rue. La même
grâce dans ce sourire qui à la fois appelle et se moque gentiment du public.
Elles se sont
parlées une semaine avant le spectacle par mail et en anglais, se sont
rencontrées la veille pour des répétitions sans miroir dans le self de la
maison de retraite. Le bonheur d’une passion partagée aura fait le reste :
après un solo chacune, leur duo est un sans faute.
©
Pedro Negreiros - Petra / Ambre
L’enthousiasme
général grandit encore un peu plus avec l’entrée en scène de garçons dans le
vent venus de Londres. Sauf que ceux là font du hip-hop !
© Marie Guérin - Scarz © Pedro Negreiros - Scavenger

Scarz, Haze,
Dozer, El.Neeno et Scavengerse retrouvent chaque
mercredi soir à la Charterhouse pour mettre leurs textes en musique sous la houlette d’Isa Suarez, elle même compositeur. Ce
lieu d’effervescence qui existe depuis 120 ans permet à des habitants de tous
les âges de se croiser autour de différents projets et de trouver là des occasions
de culture, d’échanges, de savoirs…
Vidéo-clip, promo de CD, quelques mots en français
glissés dans des textes qui parlent de métissage, tout est là pour un succès
sans conteste. Les chanteurs de Southwark n’en reviennent pas de l’accueil du
public et se retrouvent même à signer des autographes !

Après une
brève intervention des Eufrondatrices, tremblantes à l’idée d’oublier de
mentionner quelqu’un dans leurs remerciements, le bar est ouvert le temps d’un
changement de plateau.
©
Stéphane Michaux – Les Eufrondatrices
C’est alors qu’entre en scène un cocktail molotov
nommé Noches D Orión. Explosion de couleurs et de
son pop-rock en toute décontraction, il n’y avait que des
espagnols pour réussir ça !
Cette
formation, fusion entre hard rock, pop et musique progressive, a vu le jour en l’an
2000 et a reçu en 2006 le premier prix (disputé par 161 groupes espagnols) du
concours RockSistencia…
Une
récompense bien méritée au vu de la prestation qu’ils nous ont livré avec une
immense générosité. On savait déjà que les espagnols avaient le sens du
contact, on saura maintenant qu’ils peuvent aussi proposer une musique rock de
qualité, bien loin des clichés du genre.

©
Stéphane Michaux – Noches D Orión
Petit
problème : Sachant que deux membres du groupe Move’n Harmony partent
d’Heidenheim à 15h pour se rendre à Clichy qui se trouve à 730 km, arriveront-ils à
temps pour monter sur scène ?!

Et
bien oui ! Contre toute attente la soirée s’est terminée sur une
démonstration magistrale de breakdance. Sachant qu’ils sont arrivés à 23h à Clichy, on vous laisse
calculer à quelle vitesse ils ont roulé ! Même après des heures de
voiture, leur maîtrise technique en a impressionné plus d’un. La prestation du
groupe aura été à l’image de leur venue à Clichy : rapide et
efficace !
© Stéphane Michaux - Nico © Christophe Perrucon - Ufuk
Sur
ce la soirée s’achève… Enfin, presque, une dernière surprise nous attends en la
personne de Dagobleen qui entonne corps et âme “Toxico”, une chanson des plus
caustique sur l’air de… “Mexico” bien sûr ! © Stéphane Michaux - Dagobleen
Encore
quelques remerciements, rappels, applaudissements, saluts et c’est bel et bien
la fin… Comment ça déjà ?! Si vous voulez en voir et savoir plus, on ne
peut que vous suggérer de vous plonger dans la vidéo de la soirée, histoire de
patienter jusqu’à l’année prochaine…
© Stéphane Michaux - Ola finale